Titre: Exit
Interventions dans plusieurs Centre d'artistes dans le cadre du dixième anniversaire des échanges Bâle/Québec et parrainées par le Conseil des Arts et des Lettres du Québec et la Christian Merian Stiftung de Bâle.
Date: 2001
Dimensions: Variable
Matériaux: Feutre, bois, mousse synthétique, téléviseur.
Lieux d'expositions: Skol, Circa, Occurrence.
Photo(s): Joceline Chabot
Durant l'exposition «Une Liaison transatlantique/Transatlantik» organisée pour souligner le 15e anniversaire d'un programme d'échanges d'artistes entre le Québec et Bâle, trois galeries ont accueilli cette oeuvre parlant d'exclusion.
À Circa, un abri insonorisé a été bâti entre deux murs déjà existants et servant à augmenter la surface d'accrochage des oeuvres. Isolé avec des feutres et des tissus trouvés dans les ruelles, ce petit espace clos permettait aux visiteurs de s'allonger et de se sentir à l'écart.
À Skol, un abri secret donnait aux occupants la possibilité d'être témoins de ce qui se passait à l'extérieur (dans la grande salle) par de petits orifices pratiqués dans un des murs. De cet espace créé par une double cloison, ils pouvaient aussi voir un long couloir et la structure de l'édifice. Cette espèce de niche construite avec des matériaux récupérés était éclairée de loin par un téléviseur dont on ne pouvait voir l'écran. Une porte entrouverte laissait voir une partie du squelette de l'édifice où passaient les câbles qui déplaçaient l'ascenseur sur les 9 étages. On aurait cru s'être introduit par inadvertance dans la cale d'un navire.
L'espace complètement clos et inaccessible occupé à Occurrence laissait voir, à travers de petites ouvertures verticales dans le papier translucide couvrant les deux portes vitrées, une phrase en lettres blanches «nulle part où je vive ou meure» tirée d'un poème d'Aragon «Est-ce ainsi que les hommes vivent».